En cas de divorce, la garde alternée des enfants pourrait devenir la règle. C’est ce que souhaitent près d’une centaine de députés de la majorité qui ont déposé en novembre une proposition de loi pour faire de la garde alternée une préférence en cas de désaccord des parents. Et ce serait au parent opposé à ce choix de justifier sa position.
Créée en 2002, la résidence alternée est aujourd’hui « très peu utilisée » avec moins de 14 % de l’ensemble des divorces prononcés en France en 2009, selon les chiffres du ministère de la Justice.
Reste que si cette formule de garde reste minoritaire, elle a de plus en plus de succès alors qu’elle était quasi inconnue il y a quinze ans. Tous les psychologues ne s’accordent pas non plus sur son intérêt et certains la jugent perturbante pour les très jeunes enfants
La résidence alternée est légalement fixée par défaut en Italie, en Belgique, aux États-Unis ou dans les pays scandinaves, font valoir les députés signataires. Les associations de pères font partie des plus fervents soutiens de ce texte : ils considèrent que ces derniers sont le plus souvent lésés dans les décisions de justice, la garde étant toujours très majoritairement confiée à la mère.