Le Syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE) alerte sur les risques liés à la consommation de laits non adaptés aux jeunes enfants en France. En effet, de plus en plus de parents donnent des laits de chèvre, de jument, d’amande ou de soja à la place des laits infantiles, en remplacement de laits de croissance ou maternisés.
Ainsi, le lait de chèvre expose l’enfant à des carences en fer, en vitamines A, C, D, B9 et B12 et contient trop de protéines. Le lait de brebis est beaucoup trop gras et riche en protéines. La composition des jus végétaux (soja, amande) révèle d’emblée leurs points faibles : une grande pauvreté en calcium, voire un déficit total, une grande pauvreté en minéraux, en acides gras essentiels et en fer, une moindre richesse en protéines et en calories. Pour donner toutes leurs chances aux enfants, les experts s’accordent donc pour dire que le meilleur choix reste le lait maternel, puis en relais de l’allaitement le lait 2e âge jusqu’à 10-12 mois, et ensuite le lait de croissance jusqu’aux 3 ans du bébé.