• Proposition de loi Famille: la polémique continue

L’Assemblée nationale a commencé le 19 mai dernier l’examen de la proposition de loi relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant.
Même si ce nouveau texte ne reprend pas les anciennes dispositions de la loi Famille, abandonnées par la Premier ministre en janvier dernier sur l’ouverture de la PMA (Procréation médicale assistée) aux couples de lesbiennes et sur la GPA (Gestation pour autrui), il fait à nouveau polémique en raison d’une nouvelle disposition relative à la question du domicile parental en cas de séparation, en d’autres termes à l’autorité parentale. Seule la médiation familiale, élément du projet de loi, fait consensus. C’est en fait la double domiciliation – qui devrait remplacer la notion de droit de visite et d’hébergement -  qui fait craindre que cette proposition de loi ne débouche sur une résidence alternée systématique et paritaire (l’enfant passant successivement de l’un à l’autre parent pour des périodes identiques). Une telle perspective est fortement critiquée par la plupart des pédopsychiatres qui y voient un facteur de perturbation supplémentaire pour l’enfant.