• Politique familiale : virage à prendre

« La politique familiale représente, dans un sens strict, 3 % du PIB, et dans un sens élargi, 5 % du PIB. C’est dire son importance » comme l’indiquait le site Internet du journal Le Monde en 13 juin dernier par Julien Damon, professeur à Sciences Po Paris. En France, on aime la famille et on lui prouve… même s’il n’est pas toujours facile de délimiter le périmètre de la politique familiale, qui se situe à différents carrefours, et notamment à l’intersection d’autres politiques comme celles du logement, de l’éducation, de l’emploi ou de la lutte contre la pauvreté. En effet aux prestations gérées par les Caisses d’allocations familiales (Caf), il convient d’ajouter d’autres dépenses publiques comme la famille et maternité, les aides sociales à l’enfance, les prestations logement et la redistribution prenant la forme de réduction d’impôts…

L’article en question notait cependant le virage à prendre pour la politique familiale qui consiste moins en une mise sous condition de ressources de certaines prestations ou encore les abaissements du plafond du quotient familial comme il a été question dernièrement, mais en une augmentation des dépenses pour l’accueil du jeune enfant.

« Depuis 2010, la branche famille dépense plus en matière d’accueil du jeune enfant qu’en allocations familiales. Et les collectivités territoriales s’impliquent, en lien avec les Caf, considérablement ». Comme elle peut être nataliste ou redistributive, la politique familiale viserait non pas uniquement à « compenser » la charge d’enfant, mais à permettre une meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle des parents. En matière de petite enfance, deux projets, largement convergents, sont ponctuellement évoqués. « Il s’agirait d’aller vers un « service public de la petite enfance » ou bien vers un « droit opposable à un mode de garde. » »