• L’accueil et les familles modestes

La Cour des comptes estime dans son rapport datée du 28 novembre dernier et consacré à la politique d’accueil de la petite enfance que le soutien financier à la garde d’enfants de moins de 3 ans est plus important pour les familles aisées que pour les familles modestes.

Ainsi, la Cour des comptes appelle à un rééquilibrage des aides car seuls 8 % à 13 % des enfants appartenant aux familles les plus modestes (premier et deuxième quintiles de revenus) sont gardés à l’extérieur de la famille, contre 64 % pour les enfants issus de familles aux revenus élevés (cinquième quintile).

La Cour préconise que les ménages les plus riches paient en fonction de leurs ressources (aujourd’hui la contribution est la même pour tous au-delà de 4 600 euros de revenus par mois et par famille). Elle relève en outre que les finances publiques soutiennent davantage le mode de garde le plus coûteux pour la collectivité, les crèches, au détriment des assistantes maternelles. Pour une famille qui gagne deux fois le salaire minimum, le coût mensuel d’une crèche est de 117 euros, alors celui d’une assistante maternelle de 255.