• Fille et garçon :
égalité au berceau

On « traîne » tous des représentations et des comportements sexuellement stéréotypés. Que l’on soit fille ou garçon, et malgré une volonté affichée d’égalité, les traitements, les manières de se comporter ne sont pas les mêmes : les stéréotypes sexuels ont la vie dure et parfois la prise de conscience est longue.

Ainsi, selon un rapport du ministère de l’Éducation nationale dévoilé en juillet dernier, le sexisme serait encore omniprésent à l’école. Premier cliché : les filles sont sages et sérieuses. Institutrice, maîtresse et professeurs traiteraient les garçons « de manière préférentielle, tout en étant convaincus d’être parfaitement équitables ».

Pour rendre service, c’est toujours aux filles que le professeur demande. Qui garde la classe lorsqu’il s’absente ? Qui accompagne à l’infirmerie ? Qui transmet les messages ? Les petites filles, puisqu’elles seraient considérées comme « naturellement responsables et prêtes à rendre ser­vice ». Les attentes des professeurs seraient « plus faibles » à l’égard des petites filles. Celles-ci reçoivent plus de questions « fermées ». À l’inverse, les garçons sont mieux considérés, sont perçus comme ayant plus de capacités, sont plus sollicités et font l’objet de plus d’attentions : « ils semblent davantage évalués sur leur mobilisation cognitive, alors que les filles le sont surtout sur leur attitude positive », résume le rapport.